Toc toc ! Il est fou, ce professeur Vorax ! Il paraît qu’il est juif, aussi ! On ne peut pas manquer ce fait ; au grand nez, à la barbe, et aux lunettes, le bon prof est un vrai juif. L’élocution brusque du message est troublante, mais en même temps, le message est presque subliminal, couché par les dessins drôles et l’humour de l’histoire. A l’avis de l’auteur, le juif est la cause de « l’orage, » la crise financière des années trente, et il tient le pays comme otage. La seule solution est son extermination.
La puissance d’un moyen amusant comme les BDs est grande. Quelqu’un ou quelque chose qui peut amuser souvent, si pas toujours, gagner le trust. Dans « La bête est morte, » il paraît que Calvo n’écrit qu’une histoire pour les enfants. (Avec animaux mignons comme personnage, c’est presque évident.) Mais une histoire de ce style laisse Cavo écrire comme il veut, sans beaucoup de responsabilité. (C’est la même chose avec l’auteur de Docteur Fulminate et Prof Vorax.) Les faits de la brutalité des Nazis sont corrects, et bien représentés, mais Calvo crée une scène simple par raconter que « les loups » ou les Allemands sont méchants par nature. Il ne raconte pas le détail que les problèmes en Allemagne étaient à cause de le traité de Versailles. Donc, les Français ne sont pas coupables de tout. Je regarde juste tous les côtés.

1 comment:
Non seulement Vorax est une caricature de ce que les antisémites imaginent être un juif, mais cela vous montre surtout qu'il est très facile de faire passer des messages politiques dans des récits de science-fiction ou par le comique.
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